Le problème de « l’espace-temps » se posait déjà au XVIIe siècle…

Pour naviguer il faut pouvoir faire le point (déterminer la longitude et la latitude) afin de se repérer par rapport aux cartes marines. Dès le XVIIe siècle, les besoins de la navigation et du repérage ont été à l’origine d’efforts considérables pour améliorer la précision de la mesure du temps : le fameux « problème des longitudes » fut l’objet d’une compétition féroce (qui tourna parfois à l’affrontement) entre pays européens.

Pourquoi faut-il connaître l’heure avec précision si l’on veut se repérer en mer ?

Chronomètre de marine par Bréguet et fils
Musée des Arts et Métiers

C’est assez simple. Alors que la latitude est déduite de la hauteur du soleil au dessus de l’horizon, la longitude est déterminée par le décalage horaire entre l’heure locale (déduite du passage du soleil au zénith) et celle d’un méridien de référence (Greenwich par exemple). Cela nécessite de disposer d’un « garde-temps » précis qui conserve l’heure de ce méridien durant le voyage. Au XVIIIe siècle, âge d’or de l’horlogerie, les horlogers anglais (John Harrison, Georges Graham, etc.) et français (Pierre le Roy, etc.), le suisse Ferdinand Berthoud rivalisent d’inventivité dans la course à la précision. Ainsi, en 1762, John Harrison gagna un Prix de 20 000 livres, offert par le Parlement Britannique, en réalisant un chronomètre qui ne retardait que de 5 secondes en 2 mois de navigation.

Crédits - Crédits photographiques