Illustration du projet européen GALILEO de positionnement par satellites
Atteindre une telle précision, est-ce utile ?
Oui, certainement, et de nombreuses applications scientifiques (en astronomie, géophysique et physique fondamentale) et technologiques (par exemple pour synchroniser les réseaux de télécommunication haut débit) sont rendues possibles par cette précision extrême. La plus familière est sans doute le système mondial de positionnement (Global Positioning System ou GPS) dont le fonctionnement est basé sur des horloges atomiques embarquées à bord de satellites. Un récepteur GPS calcule à quelle distance il se situe par rapport à 4 satellites qui lui envoient des ondes radio (cette distance est le produit de la vitesse de la lumière – 300 000 km/s – par le temps mis par les ondes radio). Grâce à la très grande précision de la mesure de ce temps (environ 1 nanoseconde soit un milliardième de seconde), la position du récepteur GPS est calculée (calculs complexes de triangulation avec des corrections relativistes) avec une précision de 5 à 10 mètres ! Le positionnement est actuellement basé sur le système GPS américain. Un projet européen GALILEO, comprenant 30 satellites (le premier sera lancé fin 2005), devrait permettre d’atteindre une précision meilleure que le mètre dans quelques années.